Pur coton
Essentiel par nature
Nous aimons le coton pour sa douceur et sa respirabilité. Il constitue la base de la quasi-totalité de nos vêtements, utilisé à la fois comme matière principale et comme alternative volontaire au polyester dans des éléments tels que les étiquettes ou les zips. Une fibre naturelle choisie pour le confort, l’équilibre et la retenue.
Les bienfaits oubliés du coton
Des avantages méconnus
Souvent tenu pour acquis, le coton révèle sa véritable valeur dans l’usage quotidien. Ses qualités sont subtiles, mais essentielles, façonnant le confort et la performance dans le temps.
Respirabilité. L’air circule librement à travers le tissu, permettant au corps de réguler naturellement sa température et son humidité.
Douceur. Un toucher naturellement agréable qui évolue avec le temps, devenant plus souple et plus confortable au fil des ports et des lavages successifs.
Hypoallergénicité. Ses propriétés naturelles le rendent particulièrement adapté aux peaux sensibles ou sujettes aux irritations et aux allergies.
Confort. Le tissu reste agréable contre la peau et ne colle pas, même en cas de forte transpiration, assurant un confort durable tout au long de la journée.
Polyvalence. Sa capacité à s’adapter aux saisons et aux styles fait du coton une matière fiable, utilisable toute l’année.
Coton biologique
L'esprit léger
Pour nos vêtements résistants aux intempéries, nous utilisons des fibres de coton biologique à fibres extra-longues. Le coton biologique représente moins de 2 % de la production mondiale de coton, plus de 98 % restant conventionnel. Au sein de cette part déjà limitée, nous ne retenons qu’environ 0,02 % de fibres extra-longues. Rares par nature, ces fibres font une différence décisive, notamment en matière de durabilité, de densité et de résistance à l’eau.
Notre engagement en faveur du coton biologique repose sur des bénéfices environnementaux et sociaux clairs.
- Notre culture du coton biologique exclut les pesticides et engrais de synthèse, préservant la santé des sols et la biodiversité.
- Cette approche nécessite significativement moins d’eau que la culture conventionnelle du coton.
- Elle garantit de meilleures conditions de travail pour les agriculteurs, grâce à l’absence d’exposition aux produits chimiques et à une rémunération plus équitable.
- Les pratiques biologiques améliorent la qualité des sols par une gestion naturelle de la fertilité.
Le résultat : des vêtements sans produits chimiques, plus sûrs pour la peau comme pour la santé à long terme.
Le coton, avec ses limites
Malgré ses nombreux avantages, le coton présente un inconvénient majeur. Sa capacité d’absorption élevée, pouvant atteindre jusqu’à 27 fois son poids en eau, peut poser problème dans certaines situations. Après un effort intense, comme une course, cette propriété peut entraîner une gêne si l’on ne peut pas se changer rapidement.
Plus sérieusement, en milieu montagnard, des vêtements en coton mouillés peuvent représenter un réel danger, en augmentant considérablement le risque d’hypothermie. C’est pourquoi, pour des activités comme la randonnée ou l’alpinisme, il est recommandé de privilégier la laine pour des raisons de sécurité.
En revanche, pour un usage quotidien dans des conditions normales, le coton reste inégalé, conservant son statut de référence en matière de douceur et de confort.
Coton et eau, une question de perspective
La réputation du coton en matière de consommation d’eau mérite d’être nuancée. Les images de la mer d’Aral, qui a perdu près de 90 % de son volume depuis 1960 en raison de l’irrigation des cultures de coton en Ouzbékistan, ont durablement marqué les esprits. Pourtant, les chiffres le plus souvent avancés sont souvent trompeurs.
La mer d'Aral en 1989 et 2014
Contrairement aux idées reçues, produire un kilogramme de coton nécessite environ 8 000 litres d’eau, dont près de 6 000 litres proviennent directement des précipitations naturelles. Il ne reste donc qu’environ 2 000 litres d’eau d’irrigation, soit dix fois moins que le chiffre souvent avancé. Cette moyenne mondiale inclut tous les types de coton. Le coton biologique nécessite généralement moins d’eau.
Si les affirmations évoquant 91 % d’économies d’eau peuvent sembler excessives, une réduction de moitié constitue une estimation réaliste.
Afin de limiter davantage notre impact, nous sélectionnons notre coton dans des régions bénéficiant de fortes précipitations et de ressources en eau renouvelables. Dans le sud-est des États-Unis, par exemple, la culture du coton ne requiert en moyenne que 234 litres d’eau d’irrigation par kilogramme. Au Brésil, l’irrigation peut descendre jusqu’à 17 litres par kilogramme, tandis que dans certains pays africains comme le Bénin, le Mali ou la Tanzanie, elle est quasiment inexistante.
Notre choix actuel de coton biologique américain s’explique par la qualité supérieure de ses fibres longues et résistantes, indispensables à nos vêtements techniques. Nous restons toutefois attentifs à toute alternative combinant une qualité de fibre optimale et un impact environnemental minimal.
Réponses au quiz sur le coton
1. Vrai. Les capsules de coton émettent effectivement un son audible lorsqu'elles s'ouvrent à maturité.
2. Faux. Les premiers jeans Levi's étaient fabriqués en toile de coton épaisse, et non en denim. Le denim a été introduit plus tard dans la fabrication des jeans.
3. Faux. Le coton est naturellement résistant au feu. Il brûle lentement plutôt que de s'enflammer rapidement.
4. Vrai. Une seule plante de coton produit environ 300 000 fibres, soit suffisamment pour fabriquer un T-shirt.
5. Vrai. Les graines de coton sont souvent données aux vaches laitières comme source de protéines et d'énergie.
6. Vrai. Les astronautes de la NASA portent des vêtements en coton dans l'espace en raison de leur résistance au feu et de leur capacité à absorber la transpiration.
7. Faux. Les billets de banque américains sont fabriqués à partir de 75% de coton et de 25% de lin, et non de papier.
8. Vrai. Il existe des variétés de coton qui produisent naturellement des fibres colorées, notamment roses, sans avoir besoin de les teindre.
9. Vrai. Les frères Wright ont utilisé du coton pour recouvrir les ailes de leur premier avion à succès, le Wright Flyer.
10. Vrai et faux. Le cotonnier peut accidentellement se comporter comme une plante carnivore, même s'il n'en est pas une à proprement parler. Ses feuilles collantes peuvent piéger de petits insectes, qui sont ensuite décomposés et absorbés par la plante.